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 Sujet du message: [Final Fantasy 16] Test
MessagePosté: Dim 16 Juil 2023 13:26 
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Sage
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Test de Final Fantasy 16

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Cela fait dorénavant plus de 35 ans que la série Final Fantasy nous conte les épopées des héros de la lumière. Quelque soit notre âge, si vous êtes un peu gamer, vous avez forcément touché au moins une fois à l'un des nombreux titres de la licence. Que nous l'aimions ou que nous la détestions, elle fait partie de notre patrimoine jeux-vidéoludique et chaque nouvel opus de Final Fantasy est un événement. Elle a su bercer l'imaginaire de très nombreux fans et beaucoup ont grandi avec l'une de ces aventures gravées dans le cœur.

C'est donc le 22 juin 2023 que nous nous retrouvons devant nos Playstation 5, Final Fantasy seizième du nom en main, prêt à découvrir une nouvelle épopée autour des cristaux. Final Fantasy XV avait très largement divisé les fans et de nombreux joueurs attendent au tournant Square Enix avec son Final Fantasy XVI.

Nous savons déjà que le système de combat tactique a totalement été abandonné au profit d'un gameplay action-RPG pur où nous contrôlerons un unique personnage. Pour le reste, quand est-il ? Est-ce que l'aventure se veut palpitante ? Le scénario saura-t-il nous tenir en haleine ? Est-ce que ce nouveau gameplay est réussi ?

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Prologue
Notez que si vous avez envie de vous faire un premier avis sur le jeu, une démo gratuite est disponible sur le PS store, vous permettant de jouer le prologue de Final Fantasy XVI sur environ 2h de jeu.
Dès les premières heures de jeu, il est clair que d'énormes moyens ont été mis en œuvre par les développeurs pour rendre le scénario prenant, cohérent, intéressant et accrocheur.

Le prologue servira à mettre les fondations du scénario tout en vous faisant découvrir le gameplay de Final Fantasy XVI. Vous vous confronterez aux classiques gobelins mais aussi à un terrible Morbol avec sa tête tentaculaire. Dès cet instant, on comprend que le bestiaire de Final Fantasy sera respecté, que ce soit visuellement ou dans leur comportement au combat.

Plus vous avancerez dans le prologue, plus vous allez comprendre une chose essentielle : Final Fantasy XVI est sombre, sanglant et impactant. Cette fois, le ton est terriblement sérieux, s'inspirant même des ficelles scénaristiques de la série Game of Thrones. Une chose est certaine, vous ne ressortirez pas indemne du prologue.

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Graphismes
Développé sous Unreal Engine 5, Final Fantasy XVI offre des paysages vraiment magnifiques, avec des ambiances très différentes et très marquées. Des montagnes. Des forêts verdoyantes. Des hameaux moyenâgeux. Des villes sorties des Miles et une nuit. Des châteaux de toutes les époques. Les environnements sont variés. Et vous avez souvent envie de faire un cliché souvenir (avec mode photo intégré, bien évidemment).

Dans le mode "graphismes", les ombres et les reflets dans l’eau, calculés évidemment en temps réel, sont très beaux, même si cela n’offre pas la granularité du ray tracing. Et nous notons la présence de flous de rotation très prononcé, même sur les personnages en premier plan. Ces flous ne sont pas si qualitatifs, avec un effet « fantôme », comme si le sujet se dédouble. Il y a également un mode performance qui réduit la qualité graphique, mais qui améliore sensiblement ce flou.

Les personnages sont également bien modélisés, avec des expressions faciales assez naturelles. Les mains sont toujours délicates à modéliser et à animer. Ici, Square-Enix réalise un beau travail, même s’il est encore perfectible. Nous notons que la synchronisation labiale est faite sur les dialogues anglais et non japonais. C’est dommage pour les puristes, car le doublage nippon est vraiment meilleur.

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Histoire
Nous suivons l’histoire de Clive Rosfield, le quasi seul personnage jouable. Clive est le premier fils de l’archiduc de Rosalia. Sa famille règne donc sur l’un des six pays de l’un des deux continents de Valisthéa. Ces pays se sont développés autour de cristaux mères qui fournissent les cristaux magiques. Ces cristaux fournissent l’énergie élémentaire nécessaire à la vie quotidienne : du feu pour les forges, de l’eau pour les tavernes, du vent pour le ménage, de la glace pour la nourriture, etc.

Grâce aux cristaux mères, la magie est présente partout dans Valisthéa. Partout sauf dans quelques régions où se répand le « Fléau noir ». Le fléau noir tarit la terre. Là où il passe, il n’y a plus de vie. Et le fléau noir s’étale de plus en plus. Les pays de Valisthéa ne peuvent donc plus se contenter de leur région et de leur cristal. Il leur faut conquérir les autres pays. Parfois par des guerres. Parfois par des alliances. Parfois par des coups d’État et des assassinats.

Rosalia est placée sous la protection de Phoenix, le primordial du feu. Chaque génération, un membre de la famille devient l’Émissaire de Phoenix. Mais ce n’est pas Clive qui a été choisi. C’est son petit frère Joshua.
Nous allons éviter de vous spoiler dans ce test, mais comprenez que Clive sera intimement lié au Primordial Ifrit (comme Ardyn de FFXV avant lui d'ailleurs). Il sera sa force mais aussi son fardeau.

En termes de narration, Final Fantasy XVI en impose une presque assommante, enchaînant les dialogues qui s’étirent. Le rythme global en souffre (il y a aussi des épisodes inutiles dans GOT), mais c’est une condition nécessaire pour que chaque pièce d’un vaste échiquier prenne place. Si vous vous sentez perdu, une chronographie est constamment accessible pour vous rappeler qui est qui, qui fait quoi et qui combat qui. Pour être totalement compris et digéré, le contexte géopolitique de Final Fantasy XVI a sans cesse besoin d’être expliqué.

En suivant Clive à trois époques différentes de sa vie, on assiste à une vraie progression. Elle se lit tout aussi bien au travers de sa puissance, puisqu’il est la clé d’un renouveau total, que de sa personnalité. En face de lui, Square Enix construit une galerie d’héroïnes et de héros qui ont tous une raison d’exister et qui doivent parfois composer avec une malédiction (la manière dont les Invocations sont intégrées dans le récit est parfaite). C’est l’avantage quand on prend son temps, et l’on n’en saura que mieux porté jusqu’à l’épilogue. « On a chacun notre rôle dans la vie », entendra-t-on.

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Personnages
Clive sera accompagné de Jill Warrick, amie d'enfance qui sera l'Émissaire de Shiva et souvent utilisée politiquement en cela, de son chien Talgor et de Cidolfus Télamon, l'Émissaire de Ramuh qui veut créer un refuge pour les utilisateurs de magie traqués. L'Émissaire d'Odin est le roi de Valoed, Barnabas Tharmr, et celui de Bahamut est le prince consort de Sangbrèque, Dion Lesage. Parmi les autres personnages, on compte Benedikta Harman, espionne de Valoed et émissaire de Garuda, et Hugo Kupka, émissaire de Titan et figure politique de la République de Dalméquie.

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Musique
C'est magnifique. Tout juste merveilleux. Masayoshi Soken, compositeur de Square Enix derrière Final Fantasy XIV et ses extensions, s'est occupé avec son équipe de Final Fantasy XVI. Chaque note de musique est correctement placée, chaque mélodie a sa place. La composition musicale accompagne chaque instant de votre aventure, soulignant la tragédie d'un moment, le côté épique d'un combat, ou encore l'exploration en général.

C'est difficile de parler musique quand on écrit le test d'un jeu, puisque le mieux reste tout de même d'aller écouter par soi-même, mais sachez que quand vous faites une session de jeu en vous mettant dans votre bulle à l'aide d'un casque, c'est tout simplement génial. Après tout, chaque Final Fantasy nous marque pour sa composition musicale, mais ce seizième opus est tout de même un cran au-dessus : ce sera un régal tout le long de votre épopée.

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Gameplay
Square Enix a toujours affiché la couleur concernant le gameplay de Final Fantasy XVI : il s’agit d’un RPG louant un culte à l’action. Cette mue a été entamée il y a déjà plusieurs années. Elle s’affirme ici avec des affrontements qui rappelleront Devil May Cry 5 (puisque plusieurs personnes ont développé pour les deux jeux). Néanmoins, les développeurs échouent parfois dans leur proposition. On ne sait jamais si les affrontements sont trop accessibles (il y a des QTE…), trop techniques (il y a beaucoup de boutons sollicités), trop expédiés, trop peu subtils, trop longs, trop illisibles… Les choses finissent par s’améliorer naturellement, à mesure que vous développez de nouveaux pouvoirs.

Quoi qu'il en soit, dans Final Fantasy XVI, vous êtes aux commandes de Clive et de seulement lui. Tous les autres personnages s'ajoutant à votre équipe seront contrôlés par l'I.A.
Ayant reçu la bénédiction de Phoenix, Clive dispose de capacités offensives coincées entre le pourvoyeur et l’émissaire. Plus tard, il absorbe les pouvoirs d’autres émissaires, lui permettant d’acquérir d’autres compétences élémentaires. Plus tard encore, il devient un véritable émissaire, avec tout ce que cela comporte comme avantage. Dont la transformation en un Primordial. Et il est accompagné, pratiquement du début à la fin, par un ou deux autres émissaires qui vont faire équipe avec lui. Sans oublier Talgor, un énorme chien-loup qui aime beaucoup les signes d’affection de son maître.

À la manière d'un Kingdom Hearts, vous avez la possibilité d'effectuer des coups aériens, vous ruer sur l'adversaire, faire des attaques à distance, etc.
En gagnant des combats et en terminant les quêtes du jeu, vous obtiendrez des points de compétence pour améliorer vos sorts et vos combos, vous rendant toujours plus puissant. Un gameplay qui est donc très réussi et qui fonctionne parfaitement. Un système qui rend sûrement le titre bien plus accessible qu'un mode tour par tour qui ne plaira pas toujours à tous. Notez juste que les combats contre les monstres lambdas sont assez courts alors que les batailles seront sacrément longues contre les boss, puisque ce sont généralement des sacs à PV. Il faudra une bonne maîtrise de votre personnage si vous voulez en venir à bout !

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Thème
Clive est un « pourvoyeur ». Il est capable d’utiliser la magie sans cristal. Et dans Valisthéa, être pourvoyeur, c’est être considéré comme un esclave : battu, mal nourri, épuisé. Tatoués au visage comme des animaux, les pourvoyeurs sont considérés au mieux comme des outils. Mais c’est souvent pire, leur vie coutant moins cher que les guenilles qu’ils portent.
À la mort de son frère et de son père lors du coup d’état perpétré par sa mère, Clive est enrôlé de force dans l’armée du Sangbrèque pour exécuter des missions suicides. Et c’est là où débute le jeu. Clive ne reste pas dans l’armée du Sangbrèque, bien entendu. Il s’échappe et rejoint un groupe de résistants dont le but est de sauver les pourvoyeurs et de leur offrir une vie meilleure. Mais l’objectif des résistants ne sera pas uniquement de libérer les pourvoyeurs de l’esclavage. Ils devront aussi trouver une solution au Fléau noir.

Les thèmes abordés dans le scénario de Final Fantasy XVI ne sont pas inédits dans la série. Final Fantasy II, Final Fantasy XII et Final Fantasy XV ont largement leur lot de crimes de guerre, de trahison et de meurtres pour le pouvoir. Un village entier a été massacré dans Final Fantasy IV. Final Fantasy IX aborde l’esclavage et la déportation. L'esclavage des utilisateurs de magie sert de base à Final Fantasy VI. Les problèmes de ressources naturelles et d’écologie sont au cœur de l’histoire de Final Fantasy VII. Mais Final Fantasy XVI est bien le premier à le faire sans filtre. Ça boit. Ça fume. Ça flirte (et plus si affinités). Ça souffre. Ça assassine. Ça arrache des membres. Ça meurt de maladie ou de pétrification. Ça humilie et ça menace de viol. Le tout avec force détail (sans tomber cependant dans la vulgarité). Le joueur est spectateur de toutes les facettes de la cruauté humaine. Un spectacle qui reflète bien sûr notre propre monde, provoquant parfois le malaise, la colère et le dégout.

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Quêtes annexes
Cependant, en mettant la barre aussi haute pour le scénario, vous allez clairement ressentir un décalage au niveau du contenu annexe. Rien que les premières missions secondaires sont ennuyantes au possible : livrer des repas, récupérer des lettres, donner des colis. Nous sommes livreurs à nos heures perdues.

Bien sûr, vous allez combattre des monstres ici ou là et certaines quêtes sortiront un peu du lot de par leur narration, mais c'est généralement sans plus, avec un manque de mise en scène flagrante, et vous allez avoir envie de passer votre chemin ou les dialogues. À part récolter quelques points d'expérience, et encore à peine, cette partie du jeu n'est pas une réussite.

Ensuite, à force d'avancer dans le scénario, vous commencerez à avoir accès à des zones "semi-ouvertes" afin de pouvoir combattre et ramasser divers coffres ou objets lumineux. D'une manière générale, les donjons ainsi que le scénario en lui-même vous font traverser des décors façon couloir, une marque de fabrique assez récurrente de Square Enix. Une fois que vous avez accès à des lieux un peu plus grands (mais pas trop), rien ne vous donnera envie d'en faire le tour. Les objets lumineux à ramasser n'apportent rien d'intéressant et les coffres à ouvrir, déjà très peu nombreux, ne donnent rien d'utile. Il ne restera donc que les monstres à terrasser.

En parlant de ça, vous aurez le retour des "cibles d'élites" comme dans Final Fantasy XII. Au nombre de 32, ce sera le Mog de votre base principale (parce que oui, vous avez votre petit refuge à vous !) qui vous donnera les contrats pour chasser les monstres recherchés. Des mini-boss toujours agréables à combattre où il faudra faire attention à votre niveau et votre équipement pour les affronter.

Depuis votre base principale, vous aurez accès à un forgeron et des marchands. Comme souvent dans ce genre de RPG, oubliez les marchands : forgez tout vous-même. Vous serez bien plus puissant de cette manière. De plus, en combattant naturellement les monstres du jeu, vous ne serez jamais à court de matériaux.

Toujours dans votre refuge, vous aurez une stèle spéciale qui vous donnera accès à différents modes. Pour commencer, un mode entraînement pour peaufiner votre façon de jouer avec Clive, mais aussi un mode arcade qui vous permet de rejouer des donjons ou des boss de l'histoire, tout en faisant du scoring à l'ancienne. Un aspect intéressant qui plaira à plusieurs joueurs et que d'autres esquiveront complètement, cela n'apportant rien de plus à votre épopée, mais qui à le mérite d'être là. Notez que la stèle vous permettra de refaire les parties des zones devenues inaccessibles via le scénario.

Et puis c'est à peu près tout. En effet, ce n'est pas le contenu annexe qui déborde dans ce Final Fantasy. Les développeurs eux-mêmes avaient par ailleurs indiqués qu'ils voulaient se concentrer sur l'essentiel, à savoir le gameplay et le scénario. Exit par exemple la pêche comme dans Final Fantasy XV (et c'est tant mieux ! Sérieusement, dites non à la pêche dans le jeu vidéo). Après, il vaut mieux se focaliser sur les points principaux d'un jeu plutôt que de s'éparpiller, et lorsque l'on constate la qualité du scénario, est-ce que ce n'était pas une bonne idée ?

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Durée de vie
Deux modes de difficulté sont disponibles dès le début : le mode Histoire et le mode Action. Un classique du jeu vidéo maintenant, le premier rend les adversaires moins fort et résistant, là où ce sera le contraire dans le second. Cependant, que ce soit pour l'un ou l'autre mode, une grosse subtilité sera dans votre inventaire. En effet, en y jetant un œil, vous trouverez des accessoires spéciaux qui changent totalement la donne au combat.

Vous avez par exemple un accessoire qui vous fait esquiver automatiquement les attaques ennemies ! Vous posez la manette, Clive sera invincible en ignorant seul tous les adversaires. Ajoutez à cela un autre accessoire qui vous permet d'enclencher les combos et les compétences de votre héros tout aussi automatiquement. Vous martelez (carre), Clive se battra pour vous. Voilà des options qui vont encore relancer le débat des chasseurs de trophées hardcore puisque cela ne bloque pas le platine. Cependant, on ne peut que souligner un intérêt important : Final Fantasy XVI devient accessibles au plus grand nombre (il reste que le jeu est +18 à cause de son histoire certainement). Vous avez juste envie de vivre le scénario et vous n'êtes pas à l'aise avec ce nouveau système de combat ? Et bien voici une solution qui vous permet de profiter pleinement du jeu. Rendre un titre accessible à tous, c'est toujours un gros point positif.

Le scénario principal, qui se boucle en moins d’une quarantaine d’heures (ajoutez une trentaine d'heures supplémentaires avec le contenu annexe), se découpe en quêtes comme les épisodes d’une série télé. Elles se déroulent dans deux types de niveau. Il y a d’abord les niveaux « histoire » et les niveaux « ouverts ». Les premiers ressemblent à des couloirs (avec quelques embranchements qui mènent aux mêmes endroits). Comme Final Fantasy XIII, vous n’avez alors pratiquement aucune liberté de mouvement. Vous allez simplement d’objectifs en objectifs. C’est dirigiste. Et le joueur doit subir cela pendant le premier quart du jeu. Certains de ces niveaux ne peuvent être parcourus qu’une seule fois. Et d’autres peuvent être explorés à nouveau grâce à la stèle d’excellence (qui offre aussi un mode entrainement pour améliorer sa technique contre les ennemis du jeu et un mode arcade pour affronter à nouveau certains boss).

Le deuxième type de niveau laisse enfin la place à l’exploration et la liberté. Chaque pays est en effet une zone ouverte avec des points de téléportation éparpillés pour le voyage rapide. Dans ces zones ouvertes très larges (mais pas autant qu’un monde ouvert tel qu’Elden Ring), vous croisez des monstres, des personnages, des animaux sauvages (dont certains ne seront pas agressifs) et des bâtisses. C’est souvent l’occasion de faire quelques pauses contemplatives pour admirer le paysage ou d’aller fureter au bout d’une allée pour y découvrir un coffre… gardé évidemment par un monstre. Le level design laisse finalement peu de place à la surprise, et c’est dommage. Bien sûr, plus vous avancez dans le jeu, plus ces zones ouvertes seront grandes et nombreuses.

Les acharnés y trouveront les moyens de mettre à l’épreuve leurs techniques de combat (notamment dans le mode arcade de la stèle d’excellence, tandis que les plus contemplatifs profiteront de l’excellente réalisation du jeu.

En parlant de difficulté, quand vous mettrez un point final à l'aventure de Clive, un new game + fera son apparition avec un mode de difficulté "Fantaisie Finale". Cette nouveauté, en plus de rendre les adversaires plus puissants et plus résistants, vous fera commencer face à des ennemis niveau 43 dès le début de la partie. Il sera bien plus difficile d'avancer dans l'épopée, surtout que tous les monstres seront mélangés. Vous rencontrez des mini-boss bien plus tôt par exemple.

Heureusement, vous recommencez avec votre Clive surpuissant de votre première partie. Il aura son équipement et ses compétences.

Un ajout de challenge supplémentaire qui donne une rejouabilité intéressante, surtout pour ceux qui veulent un véritable défi (comme le mode difficile de Final Fantasy VII Remake), que vous pouvez cependant annihiler avec les accessoires d'accessibilité puisqu'ils seront toujours disponibles.

Tout comme la stèle qui donne accès au mode arcade, le new game + ne sera pas joué par tout le monde mais nous ne pouvons que souligner sa présence, permettant ainsi de prolonger l'expérience si l'on aime profondément le gameplay.

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Les plus :
- L'écriture du scénario beaucoup moins manichéenne que d'habitude
- La très belle réalisation technique
- L'ambiance musicale
- La direction artistique de folie

Les moins
- Les quêtes annexes totalement ennuyantes
- Un monde semi-ouvert trop vide et des donjons bien trop linéaires en ligne droite
- L'impossibilité de contrôler nos alliés ou de leur donner au moins des ordres
- Devoir faire un new game + pour le platine



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