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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Mer 15 Avr 2020 22:57 
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Excellent article Acemen.
T'as bien revu ton sujet eeek

Tu pourrais juste ajouter des images pour l'illustrer ?

J'aurais au moins ajouter qu'un monstre en état de choc devait être attaqué par un job de type attaquant pour pas que la jauge se vide trop vite.
J'aurais un peu plus insisté sur les rôles ravageur et tacticien qui prennent toute leur importance vers la fin de l'aventure.



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Ven 17 Avr 2020 18:32 
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Le Cosplay :

Née aux Etats-Unis en 1960 sous le nom de « Masquarade », le cosplay a rapidement pris une importance capitale au Japon. Le Cosplay, contraction de « costume playing », est un loisir qui consiste à jouer le rôle de ses personnages en imitant leur costume, leurs cheveux — à l'aide d'une perruque ou en réalisant la même coupe de cheveux que celle du personnage — et leur maquillage.

Les cosplayeurs sont donc des fans de mangas, d’animation ou encore de jeux vidéo et apprécient un personnage au point de se vêtir occasionnellement comme lui. Le plus grand soin est apporté au costume, mais les accessoires ont aussi leur importance !
Finalement, il s’agit d’incarner véritablement son protagoniste favori, autant par l’apparence que par le comportement. Les passages sur scène sont d’ailleurs l’occasion pour chaque participant de mettre en avant sa vision du personnage en respectant ses traits de caractère principaux, permettant aux spectateurs de reconnaître dans le cosplayeur une incarnation de ce personnage.

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Les premiers costumes s’inspirent des grandes saga de Star Trek et de Star Wars. Aujourd’hui , Star Wars restent encore fort présent dans les conventions. Mais on trouve d’autres thématiques et des personnages emblématiques également dans les jeux vidéo comme Zelda (The Legend of Zelda) ou Mario (Super Mario).

Depuis la génération Playstation des Final Fantasy, le phénomène du cosplay a pris beaucoup d’ampleur.
Trois raisons explique cela : un character design (souvent de Tetsuya Nomura) toujours très réussi, bien qu’appartenant à des genres variables selon les épisodes, ce qui permet ainsi à chacun de trouver son compte au niveau des costumes ; un univers enchanteur, servi par des scénarios bien ficelés qui nous intriguent et nous émeuvent ainsi que par des choix esthétiques généralement bien dosés, le tout nous donnant envie de faire perdurer le rêve dans la vie réelle ; la célébrité des personnages qui assure au cosplayeur d’être reconnu et d’interpeller l’attention d’une part importante des spectateurs.

Nous vous proposerons ici quelques photos d'artistes cosplayeurs sous les traits de personnages, mascottes ou invocations liés à la saga Final Fantasy, en mettant bien évidemment en avant les membres de la communauté FFFury.

Alors, n'hésitez pas à nous partager vos créations !



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Mar 21 Avr 2020 15:46 
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Ultimecia/Linoa:

Final Fantasy VIII est probablement l’épisode de la saga laissant le plus de flou dans son scénario ; établir des réflexions et des suppositions sur les zones d’ombre de ce récit ne s’avère vraiment pas facile.
Parmi ces éléments obscurs, le personnage d’Ultimecia est certainement le plus intéressant à creuser. Les ambitions de ce personnage et ses motivations sont bien trop floues pour justifier ses actes.

Il y a quelques années, une théorie très intéressante a pourtant vue le jour. Ultimecia serait en réalité Linoa dans le futur !
Attention : ce qui suit contient énormément de révélation sur l’histoire de FF8, y compris la fin !!!!!

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Plusieurs détails convergent vers cette solution, à commencer par celui qui met réellement la puce à l’oreille : le réveil de Griever (ou Cronos chez nous) lors du combat final. Comme chacun le sait, Griever est le nom de la bague à la tête de lion que Squall donne à Linoa en cours de jeu.
Certes, juste avant de procéder à l’invocation, Ultimecia dit quelque chose du genre : « Laissez-vous envahir par votre pire cauchemar. ». Sauf que le lion de Griever représente symboliquement le tempérament de Squall (Griever vient de l’anglais To grieve signifiant « pleurer », « ressentir du chagrin ») et non son cauchemar.

La citadelle d’Ultimécia se situe au-dessus de l’orphelinat et du champs de fleurs, l’endroit où s’est effectuée la promesse de Squall et Linoa dans l’intro du jeu. Les ailes noires d’Ultimecia font très certainement référence aux ailes d’ange de la dernière sorcière, Linoa. Les deux visages d’une même personne, partagée entre la lumière et les ténèbres…

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On retrouve d’ailleurs la même opposition entre plumes blanches et noires autour de Linoa lors de la scène d’introduction. Il est expliqué à un moment que les sorcières deviennent maléfiques par la perte de leur « chevalier ». On peut ainsi imaginer que Squall est mort dans le futur, et que Linoa est alors devenue Ultimecia, une sorcière maléfique…

Lors de la cinématique finale, Squall, perdu dans la compression temporelle, n’arrive plus à se souvenir du visage de Linoa, face au visage brouillé de son amour qui tournoie, il a plusieurs flashs remplaçant sa vision de Linoa, dont un représentant Ultimecia.
Détail intéressant, la dernière forme de la sorcière maléfique n’a pas de visage mais possède deux parties.
Dans le Jeu, Linoa n’atteint la « canonisation » et donc sa forme de sorcière qu’après avoir été possédée par Ultimecia. On peut ainsi imaginer que cette possession n’existe que dans le but de gérer le cycle temporel.

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Voici mon hypothèse sur la transformation de Linoa : on peut imaginer, lors de la compression du temps à la fin du jeu, que Squall ne parvient pas à retrouver Linoa, et qu’il meurt de chagrin.
Son chevalier ayant péri, Linoa devient maléfique, ses ailes de sorcière deviennent noirs, et elle se transforme en Ultimecia. D’abord désireuse de retrouver son amour perdu, elle décide de déclencher une compression du temps, pensant ainsi de le ramener du passé. Elle place bien évidemment son château au lieu de la promesse, l’orphelinat. Mais l’attente se faisant insupportable et la folie prenant le dessus, les vœux de retrouvailles d’Ultimecia s’estompent, et la compression temporelle lui servira à annihiler l’univers.
Pour parvenir à ses fins, elle utilise la machine de Geyzer a conçue sur le modèle des pouvoirs d’Ellone.

Une fois la compression activée, elle rencontre ses anciens amis les Seed, venus comme prévu la tuer et ayant déjà éliminé les sorcières appartenant à différentes époques empêchant ainsi Ultimecia d’en prendre le contrôle. Mais l’aspect maléfique de sa personnalité ayant complètement pris le dessus, elle ne parvient pas à se remémorer Squall : elle se souvient seulement de ce qui symbolisait son amour. Elle utilise ainsi la bague pour invoquer Griever, puis fusionne avec.

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Une fois cette forme vaincues, Ultimecia et les héros se retrouvent au cœur de la compression, dans l’espace. Ultimecia n’a plus de visage, et son corps est scindé en deux parties. Mais ce combat lui fait retrouver la mémoire, et elle entame un monologue visiblement destiné à Squall. Après avoir été vaincue, Ultimecia doit léguer ses pouvoirs avant de décéder : elle retourne donc sur le lieu de la promesse, comme si sa mémoire lui était revenue, et tombe sur Edea, à qui elle fait don de sa magie.

Squall, perdu dans la compression temporelle, ne parvient pas à rejoindre l’endroit de la promesse, et ne se rappelle pas le visage de Linoa.
Il meurt alors de chagrin, mais sa chère et tendre le retrouve et le ramène à la vie, terminant ainsi le cycle infernal.

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Voilà, c’était ma courte interprétation du rapport Ultimecia/Linoa. Je sais qu’un membre de SquareEnix à déjà déclarer qu’il n’y avait pas de rapprochement entre ces deux personnages mais cela restera l’hypothèse que je veux croire et qui me fait encore plus aimer FFVIII.

Quant à vous, laissez vos commentaires plus bas ou sur le Discord si vous avez d’autres théories intéressantes sur le Jeu.



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Mer 22 Avr 2020 16:06 
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FFVI/La 2ème Guerre mondiale:

Derrière une intrigue palpitante et particulièrement bien ficelée, Final Fantasy VI se cachent de nombreuses métaphores historiques en rapport direct avec les guerres, et particulièrement la Seconde Guerre mondiale.
L’effet attendu est bien évidemment de sensibiliser le spectateur aux horreurs dont est capable l’humanité. Et pour cela, rien de tel que des métaphores cachées dans un scénario à caractère fantaisistes ou fantastiques.

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Le début du jeu donne le ton, en contant les évènements qui se sont déroulés lors de la Guerre de la Magie. Les conséquences ont été désastreuses pour le monde entier, allant jusqu’à la disparition de la Magie même.
Le parallèle avec la ruine qu’a subie la planète après la Seconde Guerre mondiale est évident.

L’humanité a régressé d’un pas au niveau des technologies, tout est à reconstruire, le nombre de pertes est impressionnant (dans FFVI, ça se traduit par l’éradication du peuple des guerriers mages).
On retrouve un peu la même liaison au milieu du jeu, lorsque Kefka déplace les Statues afin de provoquer un apocalypse sur la planète (clin d’œil aux deux bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki à la fin de la Seconde Guerre mondiale ?).

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Les conséquences sont encore plus importantes que pour la première Guerre de la Magie, l’humanité a subi de très nombreuses pertes, l’eau est devenue rougeâtre, le ciel baigne dans une obscurité infinie. Le message est évident, il nous montre où mène la folie des humains.

Le contexte politique de Final Fantasy VI n’est pas décrit au niveau des origines, et nous amène directement au cœur de l’emprise de l’Empire sur de nombreuses ville du Monde. Une sorte de pouvoir quasi-total exercé sur l’ensemble de la population. Je ne surprendrai personne en parlant de référence à l’Empire germanique et nazi de la Seconde Guerre mondiale.

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Les idées de l’empereur Ghestal restent tout de même loin des horreurs nazies auxquelles aspirait Adolf Hitler. Je verrais nettement plus Kefka dans le rôle de ce personnage. Ce qui amènerait à une représentation « ridicule » du leader allemand, représenté par un « bouffon » (Charlie Chaplin avait déjà effectué un tel rapprochement dans Le Dictateur). Quoi qu’il en soit, les similitudes entre l’Empire allemand et celui de FFVI sont plus que nombreuses et la référence n’amène aucun doute. Ainsi, le véritable thème en rapport avec la guerre se trouve être l’Occupation.

Si Narshe reste une ville neutre (bien qu’abritant des Résistants), Figaro Sud est le premier exemple dans le jeu d’une ville occupée. Les troupes de l’Empire se retrouvent postées à chaque coin de rue, les habitants ont une liberté de déplacements largement atténuée, les bars sont squattées par tous les soldats qui viennent admirer des gogo-danseuses. Mais le pouvoir et l’horreur de l’Occupation trouve son exemple le plus évident à travers les villes postées aux alentours de la capitale de l’Empire, Vector.

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Ainsi, des villes comme Tzen, Miranda ou le port Albrook montrent clairement ce que doivent subir les habitants. Des combats de chiens féroces sont organisés, les habitants ne peuvent se déplacer librement et on voit un peu partout des traces de batailles (les trous dans les maisons, les fleurs écrasées…).
Et après l’Apocalypse générée par Kefka transformant le World of Balance en World of Ruins, les habitants sont tout autant soumis.

L’impact psycologique sur les habitants n’est pas tellement développé durant la première moitié de FFVI, il faudra attendre l’avènement du World of Ruins, comme indiqué plus haut.
Les conséquences de ce fléau perpétré par Kefka sont nettement plus importantes que lors de la Guerre de la Magie, et les habitants vivent dans une terreur constante, ne pouvant rien face à la domination suprême du « Bouffon ».

Mais là où Hitler avait échoué face à l’armée aérienne britannique ou le froid des pays de l’URSS, Kefka subira une défaite totale face à un groupe de héros unis contre le Mal, et qui n’a plus rien à perdre. Deux généraux victimes de leurs ambitions et de leurs idéologies qui connaîtront la défaite face à ceux qu’ils pensaient pouvoir vaincre aisément.

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A l’instar de ce qui s’est passé dans les pays colonisés durant la Seconde Guerre mondiale, une Résistance s’est formée au sein des divers peuples du monde de Final Fantasy VI.
On retrouve un peu partout, dans chaque ville, des membres de ce groupe de Résistance. Même à Narshe, qui est censée être neutre, on retrouve l’un des résistants les plus importants, Arvis.
Une fois de plus, à l’image de ce qui est arrivé durant la Seconde Guerre mondiale, les résistants étaient de tous âges, et on retrouvait de nombreux jeunes durant les batailles. FFVI cultive ainsi cet aspet, et on le comprend parfaitement en parlant avec les différents résistants dans leur Quartier Général.

Tout comme lors des guerres, on retrouve différents camps : les Alliés, les Occupés, le Résistance, l’Empire, mais aussi les neutres.
Traîtrises et manipulations sont aussi les maîtres mots qui sévissent durant ces périodes. Le meilleur exemple dans le jeu reste le milliardaire de Figaro Sud, qui n’hésitera pas à capituler face à l’Empire, et à « héberger » certains prisonniers (dont Celes) dans les sous-sols de sa demeure.

L’horreur de l’idéologie nazie du peuple allemand pendant la Seconde Guerre mondiale trouve une représentation dans FFVI. Ainsi, la haine des Germaniques pour les juifs se traduit dans le jeu par l’utilisation des espers par l’Empire.
On notera ainsi l’analogie entre le drainage des pouvoirs des epsers avec les horribles travaux forcés auxquels étaient condamnés les juifs emprisonnés.
L’une des métaphores les plus évidentes et horrifiques du jeu reste l’utilisation des « fosses » pour jeter les espers drainés (comme le montre la scène où Kefka balance sans sourciller Ifrit et Shiva parmi les déchets), ce qui rappelle fortement les fosses où des centaines de cadavres de juifs étaient jetés dans les camps d’extermination allemands.

Enfin, l’un des messages philosophiques principaux du jeu s’attarde autour d’une volonté de paix inébranlable, l’aspiration de la plupart des victimes de la guerre.
Ainsi, le jeu se termine sur la reconstruction du Monde (la plante qui repousse, symbole de la renaissance et de l’espoir d’une vie meilleure), et symbolise une véritable victoire face à la destruction perpétrée par l’humanité elle-même.



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Mer 22 Avr 2020 21:44 
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Super boulot Stoz :ok:

FF8 Ultimécia/Linoa

Je pense qu'il faudra que je le retravaille un peu.
Notamment le fait que SE est démenti cette théorie, je le mettrai plus en début d'article en expliquant qu'il y a quand même des détails troublants.
J'aurais bien mis un paragraphe aussi sur le fait que l'histoire d'FF8 aurait ainsi une fin bien plus profonde qu'on aurait pu le penser.

FF6 / 2GM

Je trouve que cet article est plus réussi, on sent que tu as pris de plaisir sur celui-ci.
J'ai bien aimé les parallèles (notamment celui de Charlie Chaplin). Je le trouve aussi mieux écrit que le premier.
Je pense que j'aurais mis le mot mégalomanie qui correspondant à la fois à Kefka et AH.

J'ai quelques idées pour les prochains dossiers :

- parallèles nombreux entre Star Wars et FF (ton idée au départ)
- pourquoi Darkness est le boss de FF9 et pas Kuja
- L'histoire de Jénova
- Les priants et la guerre Bévelle VS Zanarkand
- La guerre de FF12
- Le film King's glaive
- La religion dans Final Fantasy
- Quels sont les éléments qui relient la saga Final Fantasy
- La place de l'écologie dans FF
- La mort dans FF
- FF et la magie
- Les peuples de Final Fantasy
- FF et la technologie
- Les moyens de locomotions dans FF
- Le cristal dans FF

Stoz on t' :love:



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Jeu 23 Avr 2020 12:19 
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Je suis d'accord avec toi Stoz et j'aimerai croire a cette hypothèse.

ATTENTION SPOIL !

Il y aussi un moment intéressant dans le jeu, quand on va combattre Ultimecia tout le monde regarde Ultimecia sauf Irvine qui regarde Linoa.
On peut donc penser qu'il avait peut être découvert l'identité d'Ultimecia.

La où je bloque un peu c'est pour la fin, si cette temporalité a permis de détruire le cycle, alors comment dans la toute 1ere temporalité Linoa devient Ultimecia si il n'avait pas de base Ultimecia (Je ne sais pas si je me suis fait très bien comprendre ^^) ?

Sinon bravo.


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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Lun 27 Avr 2020 21:20 
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Merci
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Ultimecia/Linoa:

Final Fantasy VIII est probablement l’épisode de la saga laissant le plus de flou dans son scénario ; établir des réflexions et des suppositions sur les zones d’ombre de ce récit ne s’avère vraiment pas facile.
Parmi ces éléments obscurs, le personnage d’Ultimecia est certainement le plus intéressant à creuser. Les ambitions de ce personnage et ses motivations sont bien trop floues pour justifier ses actes.

Il y a quelques années, une théorie très intéressante a pourtant vue le jour. Ultimecia serait en réalité Linoa dans le futur !
Attention : ce qui suit contient énormément de révélation sur l’histoire de FF8, y compris la fin !!!!!

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Plusieurs détails convergent vers cette solution, à commencer par celui qui met réellement la puce à l’oreille : le réveil de Griever (ou Cronos chez nous) lors du combat final. Comme chacun le sait, Griever est le nom de la bague à la tête de lion que Squall donne à Linoa en cours de jeu.
Certes, juste avant de procéder à l’invocation, Ultimecia dit quelque chose du genre : « Laissez-vous envahir par votre pire cauchemar. ». Sauf que le lion de Griever représente symboliquement le tempérament de Squall (Griever vient de l’anglais To grieve signifiant « pleurer », « ressentir du chagrin ») et non son cauchemar.

La citadelle d’Ultimécia se situe au-dessus de l’orphelinat et du champs de fleurs, l’endroit où s’est effectuée la promesse de Squall et Linoa dans l’intro du jeu. Les ailes noires d’Ultimecia font très certainement référence aux ailes d’ange de la dernière sorcière, Linoa. Les deux visages d’une même personne, partagée entre la lumière et les ténèbres…

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On retrouve d’ailleurs la même opposition entre plumes blanches et noires autour de Linoa lors de la scène d’introduction. Il est expliqué à un moment que les sorcières deviennent maléfiques par la perte de leur « chevalier ». On peut ainsi imaginer que Squall est mort dans le futur, et que Linoa est alors devenue Ultimecia, une sorcière maléfique…

Lors de la cinématique finale, Squall, perdu dans la compression temporelle, n’arrive plus à se souvenir du visage de Linoa, face au visage brouillé de son amour qui tournoie, il a plusieurs flashs remplaçant sa vision de Linoa, dont un représentant Ultimecia.
Détail intéressant, la dernière forme de la sorcière maléfique n’a pas de visage mais possède deux parties.
Dans le Jeu, Linoa n’atteint la « canonisation » et donc sa forme de sorcière qu’après avoir été possédée par Ultimecia. On peut ainsi imaginer que cette possession n’existe que dans le but de gérer le cycle temporel.

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Voici mon hypothèse sur la transformation de Linoa :

Squall et Linoa sont ensemble ils vivent heureux et sont sans doute mariés, le temps à passé et notre héros est dans la pleine forme de l'âge. Il n'a de cesse de faire des missions pour le Seed et, malheureusement, lors d'une de ces missions, il va mourir, sa précieuse Linoa pleure toutes les larmes de son corps, pire elle se transforme et laisse entrapercevoir ces pouvoirs de sorcière.
Hélas il est trop tard et le corps de son époux s'est décomposé. Elle décide alors de retourner dans le passé pour retrouver son amour et elle s'incarne en Edea pour le revoir (en effet Edea était la gardienne de l'orphelina où se trouvait Squall).

Mais Squall n'y est plus, elle décide alors de contrôler Galbadia sachant qu'elle y retrouvera son amour lors de sa première mission Seed. Edéa/Ultimécia décide d'enlever la jeune Linoa et de s'entourer de Seifer, son ancien petit-ami pour faire réagir Squall.
Malheuresement son aimé ne la reconnais pas sous les traits d'Edea et tente de la tuer alors elle lui envoie une onde psychique (la glace qui lui transpérce le coeur) afin de l'interroger sur les raisons qu'y lui ont poussé à préferer le Seed à elle. Sans réponse, elle voudra alors anéantir la BGU.

Malgré ses plusieurs tentatives, Ultimécia n'arrivera à rien, Squall ne la reconnait pas et il continue a s'opposer à elle qui sombre de plus en plus dans sa folie destructrice. Il ne lui reste plus qu'une seule issue.

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Ultimécia décide de provoquer une compréssion temporelle en s'incarnant dans Linoa puis en délivrant Adel.....Sa compression aura lieu mais déclanchée par nos héros qui peuvent ainsi si déplacer.
Après moultes épreuves nos héros parviendront à détruire Ultimecia et ainsi à empecher la déstruction du monde.

Cela fait, Squall est séparé des autres, et, ne trouvant pas Linoa, il finit par mourir. C'est alors que Linoa (du passé) le retrouve dans cet état, elle croit l'avoir perdu mais grace à son amour et le pouvoir qu'elle a acquis du fait d'avoir été controler par Ultimécia; elle finit par réssuciter Squall.
Et tout finis bien même si on se doute qu'un jour Squall mourra de viellesse alors que Linoa, elle, lui survivra (étant une sorcière) et tous recommencera.

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Voilà, c’était ma courte interprétation du rapport Ultimecia/Linoa. Je sais qu’un membre de SquareEnix à déjà déclarer qu’il n’y avait pas de rapprochement entre ces deux personnages mais cela restera l’hypothèse que je veux croire et qui me fait encore plus aimer FFVIII.

Quant à vous, laissez vos commentaires plus bas ou sur le Discord si vous avez d’autres théories intéressantes sur le Jeu.



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Dim 3 Mai 2020 17:48 
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Star Wars dans FF:

Star Wars, l’œuvre populaire mythique par excellence. Impossible de passer à côté de ce monument du cinéma. La Guerre des étoiles est partout, cinéma, séries, BD, musiques, jeux-vidéos, etc. mais elle est surtout gravée à jamais dans le cœur de beaucoup de gens.
C’est surtout la première trilogie qui nous a le plus marqué. Si Georges Lucas s’est inspiré d’innombrables histoires pour mettre sur pied son space opera, il faut se rendre à l’évidence, c’est désormais son œuvre qui inspire nombre d’auteurs à travers le monde.

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Au sein de la saga Final Fantasy on retrouve des tonnes de références et de clins d’œil en tout genre à Star Wars et surtout à la trilogie originale. Mais au-delà de ces simples renvois aux films de Lucas, la série des FF a, à maintes reprises, démontré que pour ses auteurs, Star Wars était peut-être plus qu’une simple source d’inspiration.

On remarque de nombreuses similitudes entre les procédés narratifs utilisés dans Star Wars et Final Fantasy. Il n’est pas question de ressemblances entre les héros, où l’histoire, mais de la manière d’aborder et de faire évoluer un récit. De nombreux mécanismes dans le déroulement des Final Fantasy sont similaires à ceux de Star Wars. On retrouve donc dans les jeux des analogies frappantes à la Guerre des étoiles.

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Les plus grandes révélations de la première trilogie de Star Wars tournent autour des liens familiaux unissant les personnages principaux, à l’image des grandes tragédies grecques. Dans Final Fantasy, beaucoup comportent également de tels révélations sur les liens de parentés au sein de leur histoire. Les exemples les plus frappants concernent FFIV et FFIX (pour les liens fraternels) ainsi que FFVIII et FFX (pour les liens paternels).

Remarquons également que dans quasiment tous les FF, l’ennemi que l’on combat au début n’est en fait rien comparé au danger que représente le vrai méchant de l’histoire, qui se terre pendant longtemps dans l’ombre. C’était le cas dans Star Wars où Vador est présenter comme le méchant principal de l’histoire alors qu’il s’agissait en fait de l’Empereur, son maître.

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Souvent aussi, le héros du jeu est au départ un personnage sans particularité vraiment notable. Généralement assez faible et ne se souciant pas vraiment du sort du monde, il se retrouve malgré lui propulsé dans une aventure épique, au cœur d’un conflit l’incluant bien souvent malgré lui dans une bataille coutre un empire tyrannique.
Sans réellement comprendre ce qui lui arrive, ni pourquoi il se retrouve autant impliqué, le héros, tout comme Luke, se rendra compte qu’il tient une place prépondérante dans le conflit général, ce qui lui vient bien souvent de ses origines, qu’il ignorait lui-même. Vaan dans FFXII, n’aspire qu’à une chose, quitter sa vie monotone pour s’envoler dans les airs, il veut devenir pilote… Comme un certain personnage de Star Wars.

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Dans la plupart des FF, l’héroïne possède un lien direct avec conflit opposant l’Alliance à l’Empire, celle-ci peut même parfois être princesse. Toujours en désaccord avec le pouvoir en place, elle assume petit à petit ses responsabilités, suite à de nombreuses tragédies, et finit par comprendre quel est véritablement son rôle à jouer. Ainsi le rapprochement entre Ashe ou Celes et Leïa paraît évident.

Pour continuer sur les personnages, remarquons aussi la présence dans quasiment chaque épisode de Final Fantasy d’un personnage roublard, un mercenaire qui possède bien souvent le moyen de locomotion le plus pratique et le plus rapide : l’aiship. Ainsi, tel Han Solo, des personnages comme Edge (FFIV), Faris (FFV) ou bien Setzer (FFVI), symbolisent une idée de liberté, à travers leur possibilité de pouvoir aller où ils le souhaitent, quand il le souhaitent. Le duo Han/Chewbacca est également clairement représenté dans FFXII avec Balthier et Fran.
Cid, personnage récurrent dans FF, se retrouve souvent aux commandes de l’airship et joue encore ce rôle d’aventurier désinvolte. Le caractère du Cid de FFVII est très proche de celui de Solo, mais le pirate présent dans FFX présente lui aussi de nombreuses similitudes avec le mercenaire de la trilogie étoilées.

L’Empire, est présent dans les Final Fantasy depuis le deuxième épisode, et à sa tête se trouve toujours un empereur terrifiant de cruauté, qui bien souvent se fait trahir ou détruire par son propre sous-fifre : Cecil, dans le cas de FFIV, Kefka dans FFVI ou encore Brahne dans FFIX.
L’Alliance existe même depuis le tout premier épisode, symbolisée par les Light Warriors. Dans FFVII, celle-ci est représentée par le groupe écologiste Avalanche, qui se dresse contre la Shnira, un empire cette fois politique et financier.

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Habituellement, le héros est accompagné d’un mentor, une personne ayant un énorme vécu, qui lui montre le chemin à suivre. Dans Star Wars, ce sont Obi-Wan et Yoda. Pour Final Fantasy, on trouve par exemple Tellah et FooSooYa dans FFIV, Galuf pour FFV, Strago pour FFVI, et surtout, Auron dans FFX.
Il arrive fréquemment que ce mentor meure au cours de l’aventure, laissant prendre son envol au héros. Le rôle du mentor est intéressant dans FFVII, puisq’uil s’agit d’Aerith, représentant l’image du sage dans l’équipe, qui poussera Cloud à suivre son chemin.

Nous noterons évidemment la présence de Biggs et Wedge dans presque tous les FF mais nous avons déjà parlé d’eux dans une page du site. https://www.fffury.com/ElementsRecurrents-BiggsWedge.html
A noter aussi la présence d’une scène fortement inspirée de l’épisode IV de la Guerre des étoiles, celle de la première rencontre avec Celes dans FFVI. Locke, déguisé, s’infiltre dans une prison et délivre Celes, habillée de blanc, allongée au bout de sa cellule, après une séance de torture. Il est amusant de voir que, tout comme Leïa, elle prend d’abord son sauveur pour un soldat à la solde de l’Empire.

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Enfin la similitude physique entre Yuna et Luke est frappante sur un point essentiel à l’histoire, les deux personnages ayant un œil bleu et un œil vert. Amusant aussi de remarquer que les deux personnages suivent un parcours identique, chacun marchant sur les traces de son père jusqu’à l’ultime combat, au cours duquel ils font un choix totalement différent de leur paternel, changeant par là même leur destinée.



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Sam 16 Mai 2020 20:46 
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FF7 Sephiroth/Jenova:

Final Fantasy VII propose un scénario profond, riche et prenant, doté de véritables réflexions sur des sujets divers : écologie, psychologie, spiritualité, mythologie, etc.
Et c’est justement ce dernier point que j’aimerais aborder dans ce dossier.
Disséquer le mythe, établir une réflexion intéressante et profonde sur l'un des nombreux thèmes traités au cours du jeu, qui le rendent si intéressant et intelligent.

Trente ans avant le début du jeu, des chercheurs découvrirent, bien enfoui, le corps presque parfaitement conservé d’une représentante du peuple (selon eux) des Cetras, qu’ils baptisèrent Jenova.
Une aubaine pour les chercheurs, qui enchainèrent les expériences afin de trouver un moyen d’utiliser le pouvoir des Anciens à leur avantage.
D’abord Gast puis Hojo, les professeurs de la Shin-Ra se sont succédés à la tête des recherches sur Jenova, poussés par une folie et une impassibilité assez singulière.

D'ailleurs, ce nom ne fut pas choisi au hasard, souvent présenté comme le « nom propre » de Dieu pour les Juifs, ce mot est alors désigné comme « le Tétragramme » et ne doit pas être prononcé, en vertu du Troisième Commandement, traduit par : « Tu ne prononceras pas le nom de YHWH en vain... ». En revanche, les chrétiens (comme le chanoine Crampon) l’ont parfois transcrit dans les traductions par « Yahvé », « Yahweh » ou « Jehovah ».

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Hojo, quant à lui, ne considère personne comme un être vivant, ce ne sont pour lui que des « spécimens » comme il se plaît à les appeler. Il ne semble pas ressentir d’émotions et sa seule ambition semblait à cette époque de créer une créature « supérieure », autrement dit un Ancien, à l’aide des cellules de Jenova. L’expérience, largement entamée par le professeur Gast, portait le nom de Project Jenova.
Lucretia tomba enceinte de Hojo mais ce dernier, dans sa folie sans bornes, injecta des cellules de Jenova dans l’embryon de son futur enfant, qui deviendra Sephiroth.

Dans la mythologie juive, les Grigori sont des êtres célestes descendus sur terre pour surveiller les hommes, mais qui se sont mariés avec des femmes humaines et ont eu des enfants, appelés Nephilim. Les « fils de Dieu » se réfèrent aux anges dans l'Ancien Testament. Les Nephilim étaient alors considérés comme des hommes forts du temps jadis, des hommes de renom, des héros.
Le parallèle avec le professeur Gast et d’Ifalna, véritable Cetras, est évident (Aerith étant leur fille). C’est elle qui lui livra les détails de l’histoire de ces ancêtres.

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Jenova ne fait pas partie de cette race, comme tout le monde le croyait. Y compris jusqu’à son « fils » , Sephiroth, le plus fort et formidable représentant des SOLDATS de première classe. Car Jenova n’est qu’une créature extra-terrestre qui échoua sur Terre lors de la chute d’un météore, dont le cratère se trouve toujours à l’extrémité nord de la planète. Jenova infecta plusieurs Cetras d’un virus inconnu qui les transforma en monstres.

Cette fois Jenova est associée à un ange déchu, exilé ou banni du Paradis en punition de sa désobéissance ou de sa rébellion contre Dieu dans les traditions chrétienne, juive et musulmane. Le plus connu des anges déchus est Lucifer qui, dans sa chute a creusé une cavité conique dont l'axe passe par Jérusalem ; l'Enfer.

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La planète concentra son énergie pour créer d’immenses créatures appelées Armes, chargées de lutter contre Jenova. Ces Armes n’eurent finalement pas à se battre puisqu’un petit groupe de Cetras non infectés réussit à capturer Jenova et à l’enfermer, à l’endroit même où elle fut retrouvée des centaines d’années plus tard.
Les Armes s’en retournèrent près du cratère où Jenova était arrivée sur Terre.
Sephiroth a donc été trompé par Jenova : il pensera jusqu’à la fin du jeu que sa « mère » fait partie des Cetras et que par voie de fait, lui aussi.

Il faut alors bien comprendre que Sephiroth, véritable marionnette de Jenova, n’intervient vraiment que trois fois dans le jeu : à Nibelheim au cours du flash-back de la destruction de la ville. Puis dans le centre du cratère où se trouve son corps, bloqué ici depuis sa mort dans le créateur de Nibelheim. Et enfin, durant le combat final.

C’est en fait Jenova qui apparaît devant notre équipe tout au long du jeu, c’est elle qui a tué Aerith car elle savait qu’en tant que Cetras, la jeune femme était la seule à pouvoir déjouer ses plans.
Sephiroth, qui n’aura de cesse de traiter Cloud de marionnette, est en fait la plus grande des victimes. C’est par pure folie et ignorance qu’il libéra cette « mère » pour, dit-il, redonner la planète aux Cetras.

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Justement, les Sephiroth, dans la religion hébraïque, sont dix puissances divines qui se manifestent dans la création du monde. Les traités de Kabbale présentent souvent les Sephiroth sous la forme d'un Arbre de Vie.
Au fil du jeu, que ce soit sous le nom de Jenova, des aspects monstrueux de Hojo ou de Sephiroth nous auront à affronter dix incarnations (Jénova.NAISSANCE; Jénova.VIE; Jénova.MORT; Hojo+specimen de caniche; Hojo hellétique; Hojo N; Jénova.SYNTHESE; Bizarro.Sephiroth; Safer.Sephiroth; Sephiroth) de ce mal absolu, sinistre divinité déchue.
Ces trois entitées représentent alors la Trinité maléfique avec Hojo/Le Père, Sephiroth/Le Fils et Jehova/Le Saint Esprit.
Évidemment l'ancien SOLDAT de première classe n'est pas à associé à Jésus mais à l'antéchrist/antichrist puisqu'il est la descendance de l'Ange déchu.
Chez les Chrétiens, c'est une figue d'imposteur maléfique qui tente de se substituer à Jésus-Christ lors de la fin du Monde.
Dans l'islam, al-Dajjâl (« l’Imposteur ») apparaît à la fin des temps et doit être éliminé par le prophète Îsâ (Jésus) lors de son retour.

Cloud a un lien tout particulier avec Jenova et Sephiroth : lui et son compagnon Zack ont été victimes du projet Jenova. Ils font alors partis des nombreux clones de Sephiroth, fabriqués par Hojo ses derniers sont numérotés mais restent dans un état de stase végétale constante en attendant la Réunion avec Jenova. Ils rappellent une version monstrueusement transformée des Témoins de Jehovah qui annoncent l'intervention imminente de Dieu dans les affaires humaines lors de la bataille d'Armageddon. La fin du monde, la chute du météore dans le jeu. Cette Réunion sera un des liens importants dans toutes les oeuvres composant la Compilation FF7.

Lors des expériences d’Hojo, les esprits respectifs de nos deux héros se mêlèrent, et Cloud hérita des souvenirs de Zack.
Ainsi notre héros, grâce aux cellules de Jenova, a acquis cette force qu’il recherchait tant, mais le revers de la médaille n’est pas réjouissant car désormais, son esprit est ouvert à Jenova et/ou Sephiroth, qui useront de ce pouvoir pour le manipuler à son tour.

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Jusqu’à l’affrontement final, au cœur même de ce cratère, source de tous les malheurs. Tel l’Enfer dans la Divine Comédie, poème de Dante Alighieri, où le héros affronte le Diable après avoir franchi les neuf cercles des péchés des êtres humains. Se sont les neuf incarnations précédentes des boss cités plus haut.
Le dernier, l’ultime combat entre l’ancien héros, fils de cette abomination venue du ciel, et Cloud le faible humain redevenu lui-même.
Ce combat est bien évidement symbolique, Cloud n’affronte pas réellement Sephiroth mais bel et bien la part d’ombre en lui. Il se délivre enfin de ce lien qui le rongeait de l’intérieur. Terminant ainsi sa résurrection.



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MessagePosté: Dim 24 Mai 2020 12:02 
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FF9 La mélodie de la vie :

Final Fantasy IX fut construit en partie comme un hommage à la série, avec l'introduction de nombreuses références aux anciens épisodes, se positionnant comme une sorte de « retour aux sources » après deux épisodes plus futuristes avec à leurs têtes Nomura.

La plus grande référence se retrouve à travers le personnage de Garland. Il fait ainsi écho au tout premier ennemi principal de la saga.
Dans FF9, Garland est le créateur des génomes, il voulait un être assez puissant pour régner sur Héra. Il donna ainsi naissance à Kuja, qu'il considéra comme raté car ayant une durée de vie limitée, puis Djidane.

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Final Fantasy IX est surtout une ode à la VIE, celle qui va de la naissance jusqu’à la mort. Une volonté d’exister et d’apprécier le chemin et non de s’appesantir sur la destination finale et fatale.

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Ce chemin, Djidane Tribal (héro de notre histoire) l’arpente comme il l’entend. Son âme est aussi pure que du cristal, il a le cœur sur la main, n'hésitant pas à protéger et défendre les autres. Il fait tellement preuve d'indulgence envers ses ennemis qu’il va jusqu’à les épargner. Mais il possède également un don lui permettant de gagner la sympathie des autres ou changer la personnalité des personnages qui croisent sa route. Steiner, Tarask, Beate et même Kuja. Ils évolueront tous au contact de Djidane.

Ces aspects de personnalité sont également présent dans le développement de quelques héros de shonen et particulièrement dans San Goku, le héro de Dragon Ball. Mais l’analogie ne s’arrête pas là, tout comme Goku, Djidane est issu d’un peuple d’une autre planète. Il est pourvu d’une queue de singe et ne découvrira ses réelles origines qu’au travers son « frère » Kuja (ou Raditz pour Goku). Enfin, lorsqu’il est poussé dans ses derniers retranchement, il fait appel à ses dernières ressources et se « transforme ». Kuja sera, tout comme Végéta, affreusement jaloux de son « frère », recherchant également cette force. Il atteindra également sa nouvelle forme au bord de la mort. D'ailleurs, Garland mourra de la main de Kuja en transe, mais son âme survivra quelque temps pour révéler à Kuja sa mort prochaine et aider Djidane à le vaincre rappelant l'intervention de Goku lors de l'affrontement de Gohan et Cell.

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Justement, il est évident que l’on pense que le thème principal du jeu est la mort. On le retrouve principalement à traves les spéculations et les réflexions de Vivi qui, à de nombreuses reprises, verra ses congénères mourir (on retiendra en particulier la scène où le troisième valseur fait un carnage sur l’airship). Il ne cesse de se demander ce qu’est la mort, ce qu’elle produit, ce qu’elle fait ressentir.

« Vivre, c’est prouver qu’on vit ? » se demande-t-il. Une question pleine de sens qui prend racine dans l’expression de l’identité et du « moi ». Vivi, malgré son statut d’enfant de 9ans, est celui qui se pose le plus de questions existentielles, tentant une approche réfléchie de tout ce qui l’entoure.

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On en arrive alors à l’inéluctabilité de ce que la mort implique : la peur. Kuja, pour revenir à lui, la ressentira durant toute la fin du jeu et c’est lui qui, en quelque sorte, réveillera Darkness.
Après avoir lancé Ultima sur toute l’équipe de héros et dans l’unique but de les faire mourir avec lui, Kuja tombera dans les racines de l’Ifa, laissant les héros au bord de la mort. Ces derniers se confrontent alors à leur propre peur, et ainsi apparaît Darkness, stimulé aussi par la défaite de Kuja face à son propre égo.

Le dernier boss expose alors son discours d’un tact et d’une finesse exemplaire. Mais Djidane et sa bande ne peuvent perdre maintenant, pas après tout ce qu’ils ont vécu.
L’Ultima de Kuja ne les a pas achevés, ils doivent maintenant vaincre leur pire ennemi, la peur de la mort elle-même.
Le combat qui s’en suit se détermine nettement plus par le symbolisme qu’il impose que par le fait d’affronter un adversaire « réel ».

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Les héros n’ont plus rien à perdre et se doivent de vaincre leur peur la plus primaire. Une symbolisation évidente du combat éternel et quotidien contre cette peur de la mort qui nous envahit tous. Cette fatalité plus que certaine.
La présence de Darkness en tant que dernier boss est donc indispensable à l’enjeu de la narration qui, après avoir abordé de nombreux thèmes philosophiques, se devait de s’achever par une victoire symbolique sur la peur de la mort.

Darkness conclut sa défaite avec ambiguïté, en précisant clairement qu’il sera toujours présent tant que la vie existera dans le monde.
Mais, désormais, nos héros n’ont plus peur, ils abordent la vie avec aisance et bonheur, et le trépas ne constitue plus une fatalité (comme Kuja semblait le croire) mais comme une continuité.

On retrouve ainsi un Vivi heureux d’avoir vécu tant d’aventures avec ses amis, d’avoir découvert le sens de la vie et de l’amitié (en résulte le très beau discours final juste avant la dernière pièce de théâtre).
Il meurt heureux, sans souci vis-à-vis de la mort.

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La vie est une mélodie, une succession de souvenirs et d’instants qui forgent ce que l’on est.
« Même si chaque destin est éphémère, aussi longtemps que tu vis, la vie continue éternellement tant que tu en as la force ». Paroles de Melodies of Life, la chanson de fin de FFIX accompagnant les « fils » de Vivi dans ce nouveau monde…

Le jeu ne se terminera pas sur cette image positive, Darkness l'avait prédit, la mort est inéluctable. La dernière image sera la fusion des planètes Terra et Hera. Nos héros, ainsi que l'ensemble des personnages rencontrés vont disparaître dans cette catastrophe mais ils n'ont plus peur et ont accepté cette situation.

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Final Fantasy IX constituant le dernier opus sur lequel a travaillé activement le créateur de la série Hironobu Sakaguchi. Dans cette fusion entre Terra et Hera on peu ainsi y voir la fusion entre la vision passée des Final Fantasy de l'ère Nintendo et la vision futuriste des premiers épisodes de l'ère Sony. C'est la fin d'un développement et d'une vision de son créateur original et la promesse d'un futur pour la série, incertain mais Sakaguchi n'a désormais plus peur de la mort de son "bébé" car il laisse un beau parcours derrière lui pour les prochaines générations qui travailleront sur la saga.



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 Sujet du message: Re: Les travaux à faire
MessagePosté: Dim 14 Juin 2020 19:07 
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FF4, Manipulations meurtrières :

Premier épisode de la saga proposant véritablement un scénario travaillé ainsi qu’une pléiade de personnages tous plus réussis les uns que les autres, Final Fantasy IV est une œuvre riche et passionnante.
Parmi les thèmes abordés, c’est sur la manipulation que ce dossier va s’articuler. Elle est au cœur de l’histoire de cet épisode.
Tous les principaux protagonistes se retrouvent tour à tour manipulés ; cela commence par Cecil, guidé aveuglément par un roi avide de pouvoir. On continue avec Kain, qui passe sous l’emprise de Golbez. Enfin, ce dernier se révèle n’être au final qu’un pantin œuvrant pour l'ignoble Zemus.

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Commençons par le cas de Cecil, notre héros mais aussi l'incarnation du joueur dès le début du jeu en temps que Chevalier Noir au service de son royaume. Tout nous laisse à penser qu’il agit pour la bonne cause, au service de son souverain à qui il voue une grande fidélité.
Cecil est l’exemple même du personnage pensant mener une vie parfaite : il a l’amour de Rosa, la reconnaissance, un travail de prestige, etc. Mais petit à petit, avec notamment la conquête des cristaux, il commence à douter des intentions réelles de son monarque.

Aussi cela conduit à une autre caractéristique développée dans le jeu. Pourquoi ne pourrait-on pas intéragir avec notre destin ? Pourquoi ne pourrait-on pas changer pour la bonne cause, devenir complètement différent ?
A l’origine, Cecil était un Chevalier Noir, mais la découverte des plans odieux de son roi l’amène à repenser complètement son dévouement à son monarque.
Débute alors pour notre héros une longue recherche de soi. Cela se concluera par sa transformation en Paladin, l’exact opposé du statut de Chevalier Noir.

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Evidemment, afin de se comprendre soi-même, il faut avoir des contacts, interagir avec les autres. Seul l’entourage peut nous aider à déterminer qui nous sommes réellement, car c’est uniquement en présence d’autres personnes que l’on peut révéler nos véritables facettes. La première rencontre de Cecil durant cette quête d’identité est l’une des plus décisives, car elle marque l’issue d’un passage tragique.
Devant effectuer une dernière mission pour son roi, notre héros détruit involontairement le village de la petite Rydia ; cette nouvelle trahison de son souverain a certainement été l’un des plus gros déclencheur dans le changement du chevalier.

Les autres protagonistes du jeu sont tous présents dans le même but : permettre au héros de s’épanouir. Il découvrira ainsi le pouvoir réel de l’amitié et de l’amour, ressentant par la même occasion de plus en plus d’émotions (jusqu’au magnifique « Au Revoir » final qu’il prononcera à son frère Golbez). Cecil est le parfait exemple de la personne sentant ses responsabilités s’accroître, qui prend véritablement son destin en main et change pour la bonne cause. Ce personnage symbolise à lui seul la dualité Bien/Mal qui sommeille en chaque être, et le combat Cecil Paladin contre Cecil Chevalier Noir relève de ce symbolisme pur.
On peut y voir la retranscription exacte de « l’affrontement » que l’esprit humain génère chaque jour, partagé entre les idées qu’il juge justes et ses pulsions. Un combat psychologique incessant et qui ne trouvera jamais de fin, hormis pour ceux qui atteignent la sagesse comme notre héros, parfaitement représentatif de l’Homme.

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Parlons maintenant de Kain, passionnément amoureux de Rosa, il va jusqu’à renier son amour par amitié pour Cecil. Laissé ainsi dans sa peine, il constitue la cible idéale pour Golbez. Certes les actes de Kain ne semblent pas complètement dictés par la volonté de son manipulateur, car ce dernier n’a pas une emprise totale sur le personnage. Les actes du Chevalier Dragoon proviennent en réalités de son inconscient, de ses désirs les plus enfouis. En l’occurrence, c’est son amour impossible pour Rosa (qui n’a d’yeux que pour Cecil) qui le poussera à se laisser manipuler et a enlever sa belle pour le compte de Golbez. Si ce dernier désire procéder à un échange entre la fille et un des cristaux, Kain a plus agi dans le but de faire souffrir son meilleur ami, Cecil.

C’est une véritable transposition de ses souhaits les plus secrets : il n’a jamais eu envie de faire du mal psychologiquement comme physiquement au chevalier, mais la manipulation qu’il subit le force à extérioriser ses pulsions, et par conséquent, à tout faire pour gagner l’amour impossible de Rosa. Kain se fera donc manipuler et agira en fonction des ordres indirects de son inconscient.

Cependant, une fois la magie de Golbez dissipée, Kain rejoindra le groupe au côté de son ami afin de se faire pardonner, mais aussi et surtout pour contrer la menace qui pèse sur le monde. Une phase de rédemption pour ce personnage. Néanmoins trop blessé psychologiquement à cause du mal qu’il a fait à son amour durant sa manipulation, Kain n’assistera pas au mariage de Cecil et Rosa. On en arrive alors à un plan superbe et profond : Kain est seul au sommet d’une montagne, le casque (le masque des désirs ?) retiré, ses longs cheveux blonds (la Lumière a fini par l’emporter au sein du personnage) flottant librement au vent, il prononce cette phrase : « S’il vous plait, pardonnez-moi, Cecil et Rosa ». Le Chevalier Dragoon a ainsi trouvé la paix, la sagesse et le pardon.

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Terminons par Théodore, il est issu de l’union d’un Sélénite et d’une Terrienne. Son père est décédé à cause de la magie qu’il avait enseigné aux humains, quant à sa mère elle meurt lorsqu’elle donne naissance à son deuxième enfant, Cecil.
Suite à cet événement, une voix lui dit que le bébé est le véritable responsable de la mort de ses parents, et que Théodore n’a rien fait pour empêcher que cela ne se produise. La voix lui a dit qu'il est en fait "un insecte né de l'utérus du cadavre d'un dragon", et déclare donc que son nouveau nom sera désormais Golbez. Contrôlé par la voix et rempli de haine envers son frère, Golbez l'abandonne en dehors de la ville de Baron. Cecil sera alors adopté par la famille royale.

La voix appartenait à Zemus, qui a nargué Golbez et l'a poussé à fuir la civilisation. Combiné avec le sang lunaire de Golbez et sa haine de son frère cadet, Zemus a pris le contrôle de lui afin de rassembler les cristaux et ainsi permettre aux Sélénites de prendre le contrôle de la Terre avec à leur tête Zemus évidemment.
Golbez apparaîtra alors comme un homme cruel et sans cœur qui ne recule devant rien jusqu'à ce qu'il ait obtenu ce que lui demande son « maître », détruisant tous ceux qui osent se dresser devant lui. Il devient alors manipulateur à son tour, incitant Cecil et ses alliés à récupérer deux cristaux pour lui.

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Après une âpre bataille contre le Géant de Babil, Golbez émerge et Fusoya brise le contrôle que Zemus avait sur lui. Réveillée, la personnalité de Golbez désire ardemment revenir à son vrai soi; il est horrifié par ses actes et les sentiments de haine qui l’ont consumé. Afin de se racheter, il tente de détruire lui-même Zemus même si cela se fait au prix de sa propre vie. Mais Zemus renaît sous le nom de Zeromus. Golbez utilise alors un cristal pour essayer de renverser la vapeur, mais comme il a vécu une vie d'obscurité, il échoue et Zeromus les frappe Fusoya et lui. Golbez tend alors le cristal à Cecil. Lui et ses compagnons l'utilisent pour rendre Zeromus mortel et ainsi le vaincre définitivement.
Dans son dernier geste, Golbez appelle Cecil "frère", mais ce dernier ne répond pas. Réalisant que ni son frère ni le peuple de la Terre ne peuvent lui pardonner ses crimes, Golbez décide d'entrer dans le sommeil lunaire avec Fusoya. Il part, mais Cecil l'appelle enfin et lui dit "Au Revoir", indiquant que s'il en veut a Golbez, il peut pardonné à Théodore après tout et ainsi briser cette chaine de manipulations meurtrières.



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MessagePosté: Dim 15 Nov 2020 18:06 
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L'onirisme du conflit dans FFX/X-2 :

Final Fantasy X met en lumière différentes failles de l'humanité : les plus profondes peurs de l'autre, l'orgueil des personnes de pouvoirs, les croyances extrêmes (religieuse ou scientifique) et surtout l'acceptation du passé pour en tirer les bonnes leçons.

Tous les personnages centraux du jeu ont un traumatisme lié à un événement tragique qui s'est déroulé un millénaire avant l'aventure de Yuna.

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A cette époque, Bevelle était sous le règne d'une autorité religieuse polythéiste, qui, pour la plupart, contrôlait la magie. Les personnes prédisposées à utiliser la magie étaient considérées comme supérieures de celles qui ne le pouvaient pas. Un jour, une tribu de travailleurs, les Bedores, invente des appareils surnommés "machina" qui permettent de réaliser des choses qui n'étaient auparavant possibles qu'avec la magie, renversant la tendance et déplaisant aux autorités, qui ont perdu leur influence sur les gens communs. Au lieu de diaboliser les Bedores et leur machina, le gouvernement a choisi de trouver un moyen d'en profiter.

Les Bedores sont devenus de plus en plus audacieux avec leurs inventions et le gouvernement est devenu de plus en plus tyrannique. Non seulement le gouvernement Bevelle, mais la plupart des cités-états, avaient leurs propres ateliers de Bedore développant des machina, donnant naissance aux villes machina. Les Bedores n'avaient pas la possibilité de refuser de construire d'autres machina, sinon ils seraient exécutés.

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La ville de Bevelle fait penser à l’histoire de la tour de Babel. C'est un épisode biblique rapporté dans la parashat Noa'h, dans le Livre de la Genèse Gn 11,1-9.

Peu après le Déluge, alors qu'ils parlent tous la même langue, les hommes atteignent une plaine dans le pays de Shinar et s'y installent. Là, ils entreprennent de bâtir une ville et une tour dont le sommet touche le ciel, pour se faire un nom. Alors Dieu brouille leur langue afin qu'ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la Terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel. 

Ce mythe d'une fécondité remarquable a inspiré des réflexions sur l'origine de la diversité des langues, la puissance de l'effort collectif, l'orgueil humain, la fonction civilisatrice de la ville et la totalisation du savoir. Il a servi de métaphore architecturale à des organismes transnationaux et multilingues.

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L'invocateur à la tête de Bevelle a déclaré le Mage de Zanarkand, sa fille et ses disciples comme hérétiques pour s'être écartés du chemin de leurs dieux. Bevelle attaqua donc, déclenchant la guerre, mais n'avait pas excommunié les «hérétiques», comptant sur leur charisme pour gagner la guerre et voulant les utiliser jusqu'au bout. Bevelle espérait que, de cette façon, Zanarkand renoncerait à utiliser des armes machina contre eux. La pire crainte de Zanarkand n'était pas la machina maniée par Bevelle, mais les invocateurs, et ils ont envoyé des assassins dans le but de les exterminer à l'aide de bombes qui ressemblaient à des blitzballs.

Les prouesses technologiques de Bevelle ont abouti à une arme baptisée Vegnagun, qui a été stockée sous la ville car elle était jugée incapable de distinguer l'ami de l'ennemi. Un guerrier de Zanarkand, Shuyin, s'est infiltré dans son repaire et a essayé de faire fonctionner la machina, mais a été arrêté par son amour, l'invocateur Lenne, avant que les deux ne soient abattus par les forces de Bevelle.

Bevelle avait le dessus sur Zanarkand. Sachant cela, le dirigeant de Zanarkand, Yu Yevon, a fait prier/rêver les invocateurs restants et les habitants de la ville qui ont survécu à la guerre - à l'exception de sa fille, Yunalesca, et de son mari, Zaon - pour invoquer un souvenir de sa ville bien-aimée. En utilisant les furolucioles des soldats morts, il créa Sin, qui détruisit le vrai Zanarkand. Alors que les forces de Bevelle atteignaient le mont Gagazet, ils ont été témoins des ruines de Zanarkand, la multitude de priants qui étaient au sommet de la montagne chantant «l'hymne du priant», et Sin se profilant à l'horizon. Au moment où le mot parvint à Bevelle, un cessez-le-feu fut appelé et la guerre prit fin.

Yunalesca prétendait savoir comment vaincre Sin, mais en échange, elle s'attendait à ce que les gens vénèrent son père, donnant naissance aux temples de Yevon. Elle et Zaon ont utilisé la dernière chimère pour vaincre Sin. Elle resta ensuite dans les ruines de Zanarkand attendant d'autres invocateurs qui suivraient ses traces. Sin réapparut peu de temps après, relançant la spirale de la mort.

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Zanarkand a pour référence la ville de Samarcande. Celle-ci est inscrite sur la liste des plus anciennes villes habitées d'Asie centrale. Installée sur la Route de la soie, entre la Chine et la Méditerranée. Lors de ces différentes occupations, Samarcande a abrité des communautés religieuses diverses et est devenue le foyer de plusieurs religions telles que le bouddhisme, le zoroastrisme, l'hindouisme, le manichéisme, le judaïsme, l'Église de l'Orient et l'islam.

Les machines furent détruites et quiconque les utiliserait serait hors la loi.
Les Bedores, qui étaient maintenant connus sous le nom d'Al Bhed (une déformation des Bedores d'Alb), ont été accusés de la guerre et traqués. Pendant les 1000 prochaines années, les Al Bhed vivraient dans des communautés séparées, détestées par les partisans de Yevon.

Le Fléau de Zanarkand devint plus tard celui de Spira tout entière et selon le dogme de Yevon, Sin serait amené à ravager des terres entières jusqu’à ce que les hommes aient expié tous leurs péchés.

De cette façon furent légitimées une fois pour toute l’existence de Sin, ainsi que l’autorité suprême de Yevon. 
Yu Yevon a le pouvoir de tout invoquer, les défunts, les forces magiques mais aussi les souvenirs.
Ainsi, les morts qui n’ont pas été envoyés dans les plaines de l’au-delà peuvent revenir sur Spira. Certains peuvent donc achever leurs œuvres, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

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La relation entre science et religion est un sujet abordé depuis l'Antiquité dans de nombreux champs d'investigation, dont la philosophie des sciences, la théologie, l'histoire des sciences et l'histoire des religions.

Les points de vue sont variables, notamment en fonction des époques, des cultures et des régions ; certains voient une harmonie entre science et religion, d'autres des domaines séparés avec peu d'interactions et d'autres encore y voient une incompatibilité et un conflit fondamental entre la foi fondée sur des croyances (Certitude plus ou moins grande par laquelle l'esprit admet la vérité ou la réalité de quelque chose) et la science fondée sur des faits et ouverte à la critique.
Par exemple, le fondamentalisme chrétien se situe à l'opposé des grandes traditions des Églises chrétiennes. Il promeut une vision concordiste de la science avec la religion, ou encore il nie les données de la science pour donner préséance aux croyances de leurs groupes.

Dans les deux cas, quand il s’agit de pratique extrême, l’humanité a toujours prouvé qu’elle est capable des pires atrocités :
- La recherche scientifique pousse jusqu’à créer des machines de morts, des bombes, des canons, etc. toujours plus gros, plus destructeur jusqu’à Vegnagun ou le Nucléaire.
- La religion pousse jusqu’à faire des sectes ou des kamikazes. On en arrive à rejeter l’autre, concept initialement contre le sens même de religion qui est censé accepter tout le monde. Ca pousse aux absurdités de l’inquisition, des attentats ou à la création de Sin (le péché ultime).

L’ordre de Yevon étant composé de nombreux défunts, ils trouvent là un providentiel moyen de conserver leurs positions. Le pouvoir de Yu Yevon profite en réalité à une grande partie des habitants de Spira mais surtout à l’Eglie alors en contrepartie, qu’est-ce que des milliers de pertes ?

C’est la raison pour laquelle Yevon ne peut se permettre de voir Sin disparaître à jamais. L’Eglise a alors créé ce système de pèlerinage pour acquérir l'ultime chimère capable de vaincre Sin, ou plutôt une nouvelle enveloppe pour Yu Yevon. Cette période de paix est appelé Félicité.

Cependant, les chimères sacrifiées ne perdent pas totalement leur conscience dans cette fusion. Ce fut le cas de Jeckt, le père de Tidus. Lorsque Zanarkand fut détruite, Tidus mourut comme tous les habitants mais son père, devenu le nouveau Sin, réussit à se souvenir du pouvoir de Yu Yevon pour « rêver son fils » et le faire venir sur Spira 1000 ans plus tard, afin qu’il arrête Sin le Destructeur.

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Tidus se trouve alors être un rêve parmi des êtres vivants qui prendrait fin lorsque Yu Yevon sera détruit…

L’être humain cherche toujours un moyen de se battre avec son voisin et que ce soit dans la science ou la religion c’est toujours dans ces éléments les plus extrêmes que l’Homme trouve un moyen (horrible) de détruire son prochain.

Heureusement, FFX montrera une autre voie à travers nos héros et l’acceptation des différences et de toutes les facettes des êtres vivants et de leurs croyances.



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